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Comment ma compagne du soir a failli terminer dévorée… Par des insectes xylophages et musicophobes.

11 Dec 2016

Par un beau soir d’été (nous sommes en novembre mais ça paraît toujours l’été ici au Laos), nous plantons la tente sur la pelouse d’une église catholique, une des premières que nous ayons vue depuis que nous avons quitté l’Europe. Ca n’est pas du gazon anglais mais au bord du Mékong, le coucher du soleil est superbe. Des voisins viennent nous rendre visite, les enfants d’abord puis des adultes intrigués. Comme nos quelques mots de Laos sont un peu insuffisants, les jeunes ont de suite la bonne idée de converser par google translator interposé… Pas si mal. Mais quand les mots viennent à manquer, en toutes circonstances, toujours la musique est bonne, bonne, bonne !

 

Avant notre départ, Maylis et son amie Lucia ont eu la bonne idée de nous offrir une guitare. Pas une grande, mais une petite « guitare lélé » qui se fourre dans le grand sac à côté de la tente.  Ca prend quand même un peu de place même si ça n’est pas très lourd. Nous étions quelque peu perplexes à l’idée de prendre un poids « inutile »… mais rien de plus utile que l’inutile ! Dans bien des circonstances, en bivouac dans un village, invités par des amis de rencontre, en croisant des musiciens, elle s’avère un lien formidable. Quelques accords gratouillés, des bonnes vieilles paroles de l’ami Georges et le tour est joué, la soirée commence bien ! Certes mon répertoire de monomaniaque reste un peu trop francophone mais c’est l’occasion de chanter. Brigitte s’en mêle, chante, prend sa flûte…

 

Avec Serguei, musicien cyclo-voyageur Russe à la frontière du Vietnam. Il transporte accordéon, trompette, claviers.

 

Avec nos voisines d’un soir qui improvisent des danses très gracieuses au son de la guitare au Tadjikistan

 

Avec Rouzbey à la Cethare et son frère au luth en Iran

 

En Iran, dans une famille près de Chiraz. Non je n’ai pas chanté « Gare au gorille » !

 

Mais ce soir là, nos voisins d’un soir voyaient les choses autrement. A peine sommes nous endormis, que sans un bruit et en catimini, ils s’introduisent sous la tente et commencent leur sinistre besogne. Car nos voisins au silence monacal mais bien tentés par le pêché de gourmandise doivent avoir une dent contre notre Brassens national.

Au petit matin, nous constatons qu’une colonie de fourmis s’est introduite par un tout petit trou du grand sac de nourriture de Brigitte et se sont attaquées au pain ! Eh voilà ce que c’est de ne pas réparer les petits trous… Mais pire encore, de mon côté c’est une colonie de termites qui est rentrée par effraction dans mon grand sac à malice, via les petits trous. Je vide tout et constate avec effarement qu’elles sont rentrées dans le sac de la guitare, ma compagne du soir (pour mes nuits et mes journées j’en ai une autre) et sont allées voir de quel bois je me chauffe ! Heureusement le vernis n’a pas dû leur paraître une épice bien à leur goût sans quoi elles ne m’auraient sans doute laissé que les cordes pour pleurer…

 

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