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Hiroshima, 6.8.1945 08 :15 Nagasaki, 9.8.1945 11:02

27 Jan 2017

 

C’est l’heure et le jour où tout s’est arrêté dans ces ports actifs du sud du Japon. Les survivants racontent une lumière aveuglante de fin du monde, une vague de chaleur intolérable qui brûle tout sur son passage, fond le verre, les pièces de monnaie, puis un souffle 5 fois plus fort que les plus puissants ouragans qui couche tout ce qui reste et enfin une pluie fine et insidieuse empoisonnée. Ils ont vécu l’enfer de la bombe nucléaire. En quelques minutes, 140 000 personnes à Hiroshima puis 75 000 à Nagasaki trois jours après périssent. Un nombre équivalent d’autres sont blessés et pour la plupart marqués à vie, brûlés. D’autres mourront des années plus tard de brûlures, de leucémie, de cancers de la tyhroïde, du sein, des enfants naîtront avec des malformations… La visite du mémorial de Nagasaki puis de Hiroshima restera gravée dans nos mémoires tant les restes, les témoignages et les photos en disent long de souffrances.

 

 Fatman, la bombe à plutonium lancée sur Nagasaki

 Une destruction totale sur des kilomètres à la ronde

La température a été si intense que la pierre des statues de la cathédrale de Nagasaki porte encore l'ombre du rayonnement

 

Les habitants d’Hiroshima s’attendaient à des bombardements massifs comme ce fut le cas de Tokyo. La ville hébergeait l’état major de l’armée japonaise et la population s’y préparait en recrutant collégiens et lycéens à la destruction de maisons pour réaliser des pare-feux.

Les habitants de Nagasaki n’ont pas eu de chance. La ville n’était pas prioritaire dans les cibles de l’Etat major américain. Ce jour là, la cible prioritaire, le port de Kokura était cachée par une épaisse couche nuageuse, le B29 qui transporte la bombe se dirige alors sur Nagasaki, mais la ville est elle aussi recouverte d’une épaisse couverture. Le bombardier fait plusieurs fois le tour et au moment où il s’apprête à repartir une courte trouée lui permet finalement de lâcher son feu de l’apocalypse. Ironie de l’histoire, Fatman, c’est son nom, tombe à deux pas de la cathédrale catholique de la ville. En moins d’une minute, tous les bâtiments sont détruits dans un rayon de 4 km et toute vie disparait dans un rayon de 1 km. Terrifiant.

 

L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs mais il s’agit bien d’un crime de guerre envers des populations civiles, qui ne sera jamais jugé. Crime que rien ne nécessitait au demeurant. Le Japon est déjà vaincu et des pourparlers d’armistice sont déjà engagés, mais aucun ultimatum n’a été lancé. Les accords de Postdam avec l’URSS ont déjà attribué le Japon à l’ère d’influence américaine. Une commission militaire, le général Eisenhower lui même et bien d’autres généraux avaient jugé inutile le bombardement.

 

Le mémorial de Nagasaki conte avec réalisme et objectivité la montée du nationalisme au Japon, ne cache rien des exactions japonaises pendant la guerre de Chine et la guerre de Corée et du racisme organisé et enseigné dans les écoles. Une œuvre d’histoire qui se termine par un appel mondial à la paix et au désarmement nucléaire. A Hiroshima, de nombreux témoignages retracent la vie d’enfants décédés ce jour là.

 

Pourtant, depuis plus de 70 ans, les essais se poursuivent pour construire des bombes 3000 fois plus puissantes. Où et pour quelle cause décide-t-on de mettre notre intelligence humaine ?

 

Il est encore fécond le ventre d’où est sorti la bête immonde…

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