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Bienvenue dans le Japon des villes

8 Feb 2017

Tokyo. Une vue du pont "Arc en ciel" qui mène à une presqu'ile à l'ouest (Odaiba)

 

 Après nous être séparé de nos vélos à Hiroshima, nous nous dirigeons vers Tokyo pour revoir une amie d’école de Brigitte qui y habite avec sa famille depuis plusieurs années.

700 kilomètres pour rejoindre la capitale du Japon, moins de 4 heures avec le Shinkansen, TGV japonais mais 19000 yens chacun, soit 160 €. Contrairement à la SNCF, il n’y a pas de réduction dés lors qu’on se trouve au Japon. La qualité de service a un prix. Nous optons donc pour une nuit de bus trois fois moins chère.

 

Pas de doute, le changement est flagrant après un mois sur les petites routes des îles du sud, et les agglomérations plus modestes de Nagasaki et Hiroshima. Tokyo  avec 13, 6 millions d’habitants intra muros et près de 43 millions agglomération comprise, est la plus grosse aire urbaine au monde. Capitale du Japon depuis 1868, c’est aussi le centre économique et financier du pays.

Les lignes verticales des grands ensembles se découpent partout, jouxtant des édifices plus anciens.

Tokyo a connu des ravages considérables au 20ème siècle. Un énorme séisme en 1923 a détruit une bonne partie de la ville en faisant 140 000 morts et disparus, puis la ville a été intensément bombardée au printemps 1945, avec un bilan à nouveau d’une grosse centaine de milliers de victimes. C’est donc sur un champ de ruines que le Tokyo actuel s’est bâti et a rebâti certains monuments historiques.

 

Après une journée d’atterrissage chez Véronique et Frédéric à refaire le monde et échanger sur leurs expériences passionnantes d’expatriation au Japon et en Corée du sud, nous arpentons la ville pendant 4 jours où nous réalisons encore une fois qu’il est moins fatiguant de se déplacer à vélo !

 

 Retrouvailles après ... 35 ans de parcours différents ! Oui, on se reconnait.

 

Les quartiers se côtoient et s’enchainent. Des bouquinistes nous passons aux quartiers d’affaires, aux jardins et temples. Les rues populaires branchées jeunes aux dominantes roses côtoient le quartier huppé des maisons de couture et immeubles design de grands architectes. Nous nous noyons avec étonnement dans les sous-sols des salles de jeux vidéos, croisons des Tokyoïtes qui promènent amoureusement leurs chats ou petits chiens habillés de vêtements d’hiver dans des poussettes, faisons la connaissance d’un petit robot qui entame une démonstration de danse. Nous faisons du lèche-vitrine dans les magasins d’électroménager high-tech dans lesquels les rayons de cuiseuses de riz tiennent la dragée haute à Toto qui domine dans les marques des toilettes intelligentes.

 

Un immense marché au poisson de plusieurs milliers de stands. La pleine activité est à 5h avec la vente à la criée du thon-sans nous. A 10h, les stands ferment, les norias d'engins orientent les caisses de polystyrène vers les camions qui les achemineront à travers le pays. Le marché doit prochainement déménager pour répondre à la réglementation sismique et libérer la place pour le future village olympique.

 

 La coupe du monde de rugby en 2019, les JO en 2020 - les grands projets vont encore modeler la ville.

 

 

 Nous arrivons trop tôt pour la floraison du cerisier du Japon, emblème de la ville, mais celle des pruniers blancs ou roses est majestueuse.

 

 Takeshiba Dori

 Shibuya, la traversée la plus empruntée de Tokyo

 Anime Center le quartier des mangas et de l'électronique

 

 La foule grouille dans les quartiers commerçants ce jour de semaine. Ce n'est rien par rapport au samedi à ce qu'on nous dit !

 

 Un petit air de Canal Saint Martin ?

 

 Des ports importants et une grosse activité maritime dans la baie de Tokyo

 Le musée national de Tokyo présente des estampes et sculptures datant de plusieurs siècles, que l'on croirait sorties des films d'animation.

 Heure de pointe dans un couloir du métro. Les déplacements sont tranquilles et les Tokyoïtes se mettent en file devant les emplacements des portes avant de monter dans les rames bondées.

 

 On ne peut qu'admirer les créations architecturales des quartiers chic de Tokyo

 

 Coucher de soleil sur la ville. Le mont Fuji s'illumine au fond.

 

 

Ne pas aller à Kyoto au Japon est pire que de ne pas aller à Paris en France nous disent Véronique et Frédéric. Nous changeons donc notre programme pour passer une journée dans cette ville historique qui finalement se trouve sur notre route pour aller prendre le bateau.

Nouvelle nuit de bus et arrivée cette fois dans la capitale culturelle du Japon, qui fut la capitale impériale entre 794 et 1868. Cette ville a été finalement et heureusement épargnée par la bombe atomique en 1945 sur intervention de quelques conseillers clairvoyants. Nos amis ont eu bien du mal à nous indiquer un itinéraire pour une journée de visite. Nous en étions étonnés, mais comprenons vite qu’effectivement, il faut faire un choix douloureux quand la ville compte environ 2000 temples et sanctuaires. Heureusement il fait beau et nous pouvons louer des vélos pour nous déplacer d’un coteau à l’autre et nous rendre dans 4 ensembles merveilleux. Dans nos déplacements nous passons à côté de nombre de sites incroyables où nous sommes tentés de nous arrêter, mais le programme est déjà très chargé.

Leur choix est excellent et nous permet d’admirer des édifices majestueux mais aussi des jardins en particulier Zen, secs ou humides que nous n’avions jamais vus auparavant au Japon. Ces jardins minéraux appellent à la méditation dans les temples boudhistes. Ils nous étonnent. Rien n’est laissé au hasard dans les jardins végétaux où tout arbre, arbuste ou plante est savamment taillé ou orienté, dans un ensemble que l’on croirait naturel sur un parterre de mousse. Ces jardins sont l’œuvre d’une vie.

 

Autant Tokyo est tourné vers la technologie et l’avenir, autant Kyoto a un côté très conservateur. Nombre de visiteurs arborent des kimonos pour visiter les temples. Démarche spirituelle ou occasion d’une photo ? Les loueurs de kimonos sont nombreux. Nous croisons ainsi de jeunes Coréennes qui se gèlent dans leurs habits chatoyants.

Kyoto est aussi la ville où subsistent quelques geishas, ces artistes sorties des siècles passés qui distraient les personnes fortunées de leurs danses, poésies, musiques et chants. Les codes sont précis, et la formation des geishas prend plusieurs années au sein d’une communauté fermée. Leur vie est également très codifiée. Etre geisha est encore prestigieux – on pourrait s’en étonner. Poudrées de blanc à l’exception d’un W dans la nuque, elles se déplacent en kimono et sandales de bois dans un mouvement aérien qui n’a rien à voir avec celui des visiteuses d’un jour en kimono. Nous en croisons une le soir dans une vieille ruelle au bras d’un homme cravaté.

 

Passage rapide d'une geisha. Une profession artistique reconnue qui n'a rien à voir avec la prostitution.

 Kinkakuji, le temple d'or. Les nuages nous masquent un peu les reflets chatoyants.

Kuomizudeira. Un ensemble immense construit sur une terrasse faite d'immense piliers de bois en bord de colline qui surplombe Kyoto.

Les jardins de Ryanji et Gikakuji. Petit coup de peigne à un des jardins Zen.

 

 

 

 L'élégance des kimonos donne une touche ancienne à Kyoto. Nous en profitons autant que les personnes qui rivalisent en poses et photos devant les temples.

 

Notre séjour au Japon aurait été incomplet si nous n’avions pas essayé le fameux Shinkansen. C’est donc sur un trajet plus court à partir de Kyoto que nous montons dans ce train aux allures de fusée. Malgré le prix du trajet et la fréquence incroyable (sur le quai des shinkansen se succèdent toutes les 5 à 10 minutes), le train est quasiment plein. Il nous faudra deux autres trains plus rustiques pour atteindre Sakaiminato d’où nous prenons un ferry pour nous rendre en Corée du Sud puis à Vladivostok en Russie.

 

 

Un grand merci à nouveau à Véronique et à Frédéric pour leur hospitalité à Tokyo, les échanges passionnants et leurs précieux conseils.

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